“L’IA a été créée par un petit groupe d’hommes blancs”

Timnit Gebru est une ingénieure informatique de renom, passée par Apple et Microsoft, qui s’intéresse désormais aux idéologies qui motivent la création de ces technologies, et en particulier de l’intelligence artificielle. Dans une interview accordée à l’hebdomadaire sud-africain “The Continent”, elle s’attaque aux mythes qui entourent ce “dieu omniscient”.

A ‘second brain’ on your face: testing the AI glasses built by Meta’s hackers

They first made headlines by bolting facial recognition onto Meta’s Ray-Bans to show how easily the technology could identify strangers in the street. Now Anhphu Nguyen and Caine Ardayfio have a product of their own: Mira, a $650 pair of AI glasses, with no camera this time, that quietly transcribes and summarises everything, so you can turn your life into a searchable database.

La Silicon Valley fait de l’IA sa religion et se soucie peu de l’avertissement du pape

Dans sa première encyclique, Léon XIV a appelé à ériger des garde-fous au développement de l’intelligence artificielle et rappelé tout ce qui la séparait de l’humain. Ses mises en garde ont cependant peu d’écho parmi les créateurs de l’IA, relate “The New York Times”, qui s’est rendu dans un laboratoire d’idées de San Francisco. Au contraire, de plus en plus de chercheurs de la tech aspirent à créer une intelligence semblable à celle des humains, voire un dieu-machine.

« Astrée, l’IA du ministère de l’intérieur pour les procédures d’immigration, n’est que la phase émergée d’un iceberg »

L’intelligence artificielle s’immisce dans tout le droit, mais particulièrement dans les contentieux des étrangers en situation irrégulière. Dans une tribune au « Monde », Serge Slama, professeur de droit public, fait l’état des lieux de cette vague de fond, observable dans tout l’Occident, où des destins humains deviennent des données parmi d’autres.

Anne Alombert, philosophe : « Léon XIV, à partir de l’IA, se livre à un véritable plaidoyer pour l’action publique »

La philosophe analyse, dans un entretien au « Monde », « Magnifica humanitas », l’encyclique que le pape vient de publier, où il se focalise particulièrement sur l’enjeu de l’IA, dont Anne Alombert est spécialiste. Selon elle, si ce texte souligne les dangers de cette industrie, il évite la facilité de considérer les technologies numériques comme un mal en soi.