Gilles Kassel – Connexions et relations

Dans cet article, nous poursuivons la définition d’un cadre ontologique et d’une espèce d’ontologies baptisées «  ontologies épistémiques  » en nous focalisant sur les entités complexes, physiques et mentales, peuplant le monde. Ces entités sont constituées d’autres entités dont elles dépendent existentiellement unilatéralement. Parmi ces entités complexes figurent les états de choses (dans la sphère physique) et les propositions et événements (dans la sphère mentale). Pour rendre compte de leur unité, nous faisons appel à la figure ontologique de la ‘connexion’, en référence à la notion de nexus de Gustav Bergmann. Du côté physique, nous identifions différentes espèces de connexions, à savoir des connexions de qualités particulières à leur objet porteur et des connexions d’objets et de processus entre eux. Nous conjecturons que les états de choses sont exclusivement des connexions. Du côté mental, nous assimilons les relations à des constituants conceptuels de nos connaissances du monde dont le rôle est de mettre en rapport des entités. Nous conjecturons qu’il n’existe pas de relations physiques.

mars 1, 2026
Aller à la source
Author: